Variété récente issue des travaux de sélection de piments fruités européens, le Peppapeach Stripey est un joyau visuel et gustatif. Ses fruits couleur pêche, marbrés de veines rouge corail, allient douceur, croquant et parfum floral typique des baccatum.
Le Peppapeach Stripey est un cultivar apparu en 2021, découvert et stabilisé par Matt Layton, sélectionneur britannique passionné, dans les serres de Matt's Peppers, en Angleterre.
Il s'agit d'une mutation naturelle du Peppapeach, lui-même dérivé du Sugar Rush Peach créé en 2012 par Chris Fowler (Welsh Dragon Chilli, Pays de Galles).
Le Sugar Rush Peach, variété de Capsicum baccatum, a connu un succès mondial pour sa saveur douce et fruitée. Certaines lignées ont, par recombinaison génétique spontanée, développé des striures colorées, une caractéristique encore rare chez les baccatum.
Matt Layton remarqua, parmi ses plants de Peppapeach, des fruits partiellement veinés de rouge. Il sélectionna ces individus sur plusieurs générations pour stabiliser ce motif spectaculaire, aujourd'hui reconnu sous le nom de Peppapeach Stripey.
Cette mutation appartient à la même lignée chromatique que le Sugar Rush Stripey (2017, Tom Motta, USA), mais s'en distingue par une chaleur bien plus douce et une teinte pêche pastel.
Les fruits du Peppapeach Stripey mesurent 6 à 8 cm de long pour 2 à 3 cm de diamètre, en forme de cône légèrement tordu.
À maturité, leur peau fine et brillante arbore un dégradé de pêche, d'abricot et de rouge carmin, parfois strié jusqu'à la tige.
Chaque fruit est une œuvre unique : le motif de rayures varie d'un piment à l'autre, conséquence de la répartition aléatoire des pigments anthocyaniques dans l'épiderme.
La chair est ferme, croquante et juteuse ; la première impression en bouche est douce et sucrée, suivie d'un piquant très mesuré, moins fort que la moutarde.
Leur arôme combine des notes de fruit d'été, de pêche blanche et une légère acidité typique des baccatum.
Lors des premières sélections, Matt Layton baptisa ses plants “Candy Lines”, en référence à leurs veines rouges rappelant des sucreries.
Une anecdote célèbre raconte qu'il hésita à les conserver, pensant que la striation provenait d'un virus végétal. Après observation sur plusieurs générations, il réalisa qu'il s'agissait d'une mutation stable.