Hybride américain réputé pour sa puissance extrême, le Chocolate Bhutlah résulte du croisement entre un Bhut Jolokia et un 7 Pot Douglah. Ses fruits chocolat combinent une chaleur fulgurante et une saveur étonnamment riche, à la fois fruitée, florale et terreuse.
Le Chocolate Bhutlah voit le jour au début des années 2010 aux États-Unis. Il est issu d'une pollinisation accidentelle observée par le sélectionneur américain Chad Soleski, alors qu'il cultivait côte à côte un Bhut Jolokia (Ghost Pepper) et un 7 Pot Douglah.
Notant la vigueur exceptionnelle de certains plants et la couleur chocolat de leurs fruits, il entreprend de stabiliser cette lignée, rapidement surnommée « Bhutlah » par contraction de Bhut (Ghost Pepper) et -lah (de Douglah).
Au fil des générations, la variété gagne en stabilité et commence à circuler parmi des semenciers américains spécialisés, notamment Refining Fire Chiles et d'autres groupes de collectionneurs. Une lignée particulière, dite Chocolate Bhutlah CS, dérivée directement des plants de Chad Soleski, est devenue la forme la plus connue.
Dès 2015, le Bhutlah est mentionné dans plusieurs cercles horticoles comme l'un des superhots les plus sérieux du moment, certains tests non officiels l'estimant plus proche des 2 000 000 SHU que du million et demi.
Bien qu'il n'ait jamais fait l'objet d'un record officiel, il est rapidement perçu comme l'un des piments les plus violents existants, au même rang que le Carolina Reaper.
Sa réputation s'affirme grâce à sa profondeur aromatique, plus complexe que celle de nombreux superhots rouges, et à sa productivité importante dans de bonnes conditions.
Aujourd'hui, le Chocolate Bhutlah compte de nombreuses variantes (CS, DM, XL, etc.), issues de sélections parallèles mais gardant toutes la même signature : une couleur chocolat sombre et une intensité phénoménale.
Le Chocolate Bhutlah produit de longs fruits bosselés de 6 à 10 cm, épais, lourds et très irréguliers, avec une peau rugueuse souvent marquée de rides profondes.
Ils passent du vert sombre au brun chocolat à maturité, parfois presque acajou selon l'exposition.
À la coupe, la chair est dense, très odorante, saturée d'huiles capsaïcinoïdes.
L'arôme est puissant : notes fruitées typiques des chinense (abricot, mangue verte), touches florales et une composante terreuse rappelant le 7 Pot Douglah.
La chaleur est foudroyante. Elle s'installe presque immédiatement, grimpe très vite, puis persiste exceptionnellement longtemps.
La variété dépasse aisément 1 500 000 SHU, certaines lignées ou conditions culturelles approchant sans difficulté les 2 000 000 SHU.
Lors de ma première année de culture de cette variété, ma compagne m'a lancé le défi de croquer à pleines dents dans ce nouveau piment. J'ai fini au sol pendant 10 minutes pour profiter de sa fraicheur.